histoire et géographie

Originellement épelé [Ba-mmâ-ko]  (« Marigot du caïman », en langue locale, le Bambara), la ville de Bamako a été fondée à la fin du XVIe siècle par les Niaré, anciennement appelés Niakate, représentant l’ethnie des Sarakolés. Selon les recherches scientifiques, le site de Bamako a été occupé dès la Préhistoire, comme l’ont confirmé les fouilles archéologiques menées sur le site de Magnambougou, actuel quartier de la capitale.

 

Quelques dates importantes

Fin XIXe siècle : Bamako représente un gros village fortifié comptant quelques 600 habitants.
1er février 1883 : les Français, menés par le général français Gustave Borgnis-Desbordes pénètrent dans la ville : c’est le début de la colonisation du Soudan annexé par la  France.
1895 : Bamako devient un chef-lieu de cercle.
17 octobre 1899 : Bamako devient dès lors la capitale du Haut Sénégal-Niger, puis du Soudan français en 1920.
1903-1907 : Début de la construction du palais présidentiel sur la colline de Koulouba, du palais du gouverneur puis du siège de la présidence de la République, à partir de la proclamation de l’indépendance du Mali en 1960.
20 décembre 1918 : Bamako devient une commune mixte dirigée par un administrateur maire.
18 novembre 1955 : Bamako devient une commune de plein exercice. Son maire, Modibo Keïta, est élu pour la première fois un an plus tard, le 16 Novembre 1956.
22 septembre 1960 : L’indépendance du Mali est proclamée et Bamako devient la capitale de la nouvelle république malienne.

 

Zoom sur la capitale

Bamako est l’actuelle capitale du Mali. Située sur le fleuve Niger dans le Sud-ouest du pays, la ville comptait 1 690 471 habitants, en 2006. Elle constitue le centre administratif du pays, avec un important port fluvial et un centre commercial pour toute la région alentour.
Située sur les rives du fleuve Niger, appelé le Djoliba  (« fleuve du sang », en langue nationale), la ville de Bamako est construite dans une cuvette entourée de collines. Elle s’étend d'Ouest en Est sur 22 kilomètres, et du Nord au Sud sur 12 kilomètres, pour une superficie de 267 kilomètres carrés.

Comptant actuellement 60 quartiers, la capitale est située de part et d’autre du fleuve Niger. Deux ponts relient les deux rives : le Pont des Martyrs (autrefois l’ancien pont du quartier de Badalabougou achevé en 1960 et rebaptisé en mémoire des manifestants tués en mars 1991 par le régime de l’ancien président Moussa Traoré) et le Pont du Roi Fahd Ibn Abdoulaziz d’Arabie Saoudite, nom du généreux donateur, et également appelé « nouveau pont ». Il existe également, à l’Est de la ville, un  pont-chaussée submersible à circulation alternée praticable en dehors de la saison des pluies, partant de la zone de Sotuba et aboutissant à la première centrale électrique de Bamako.
A noter qu’un troisième pont est actuellement en projet, financé par la République Populaire de Chine, et localisé également à hauteur de la région de Sotuba. Ce projet aura pour objectif de désengorger la circulation dans la ville et développer cette zone particulière.

Située à 1 000 kilomètres de Dakar et d’Abidjan et à 120 kilomètres de la frontière Guinéenne, Bamako est devenu le carrefour de l’Afrique de l'Ouest et accueille de ce fait une population variée, composée des différentes ethnies présentes au Mali mais aussi issues des pays limitrophes.
Comme toutes les grandes villes africaines, Bamako est particulièrement animée et dynamique, avec ses marchés ouverts sept jours sur sept, et parfois tard le soir. On note la présence de peu de mendiants dans la ville, mais par contre beaucoup de marchands ambulants vendant leurs produits dans les quelques carrefours stratégiques de la capitale. Malgré l’exode rural et bien qu’attirant de plus en plus d’étrangers de la sous région, Bamako reste une ville paisible et sûre en matière de sécurité.

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