Economie

  L’économie du Mali reste dominée par le secteur primaire et notamment agricole. Les secteurs secondaire (industrie) et tertiaire sont peu développés. L’agriculture est confrontée à des difficultés récurrentes : sécheresses répétitives depuis les années 1970, baisse du prix des matières premières produites, comme le coton, hausse des coûts de production. La production aurifère est importante au Mali. Le secteur industriel étant peu développé, le Mali importe une grande partie des biens de consommations, notamment de ses  pays voisin.

Le Mali est également confrontée au problème de la dette. Les organisations internationales (Banque mondiale, Fonds monétaire international) a poussé l’État malien à adopter des politiques d’ajustement structurel avec la privatisation de certains secteurs de l’économie (transport ferroviaire, distribution de l’eau et de l’électricité et récemment la Compagnie malienne pour le développement du textile).
La croissance réelle du produit intérieur brut (PIB) progressé de 5% en 2010, contre 4,3 % en 2009.Il s’agit là d’une performance remarquable pour cette année de crise. L’expansion enregistrée en 2010 s’explique par la remontée des prix des produits de base, en particulier de l’or et du coton, qui sont les deux principaux produits d’exportation du Mali.

Les nouveaux investissements publics dans les secteurs de l’électricité et des transports témoignent également de la volonté de l’État de promouvoir les infrastructures. En 2010, le pays s’est ainsi doté d’une capacité supplémentaire de production électrique de 55MW (quelques 30 % de la demande). Le secteur agricole a également bénéficié de plusieurs projets de large envergure.

La croissance malienne est à l’image de celle de toute l’Afrique Subsaharienne. En effet, le rapport révèle que le PIB a augmenté à un taux estimé à 4,7% en 2010 sur le continent. Ce qui est considéré comme une forte reprise. Au temps fort de la crise financière internationale, en 2009, ce taux n’était que de 1,7%. Un résultat probant que l’Afrique subsaharienne doit à la relance prononcée dans les pays exportateurs notamment de métaux et de minerais.

A l’échelle globale, et toujours selon le rapport de la Banque Mondiale, le taux de croissance du PIB mondial a atteint 3,9 % en 2010, pour redescendre à 3,3 % en 2011 avant de s'établir à 3,6 % en 2012. Les pays en développement devraient afficher des taux de croissance de 7 % en 2010, 6 % en 2011 et 6,1 % en 2012. Ils continueront d’enregistrer une expansion plus rapide que les pays riches  pour lesquels les taux indiqués par les projections sont de 2,8 % pour 2010, de 2,4 % pour 2011 et de 2,7 % pour 2012.

Après le rebond opéré à la fin de la crise, l'économie mondiale entre donc dans une nouvelle phase caractérisée par une croissance plus lente, bien que toujours solide, cette année et l'année prochaine, imputable pour presque moitié aux pays en développement. Le rapport ajoute que dans la plupart des pays en développement, le PIB a retrouvé le niveau auquel il aurait été si la crise n’était pas intervenue. Bien que les projections indiquent une croissance régulière jusqu'à la fin de 2012, la reprise dans plusieurs économies des régions émergentes d'Europe et d'Asie centrale et dans certains pays à revenu élevé resteront hésitantes. En l'absence de politiques intérieures de redressement, il est probable que l'ampleur de l'endettement des ménages et du chômage, ainsi que la faiblesse du secteur bancaire et celui du logement freinent cette reprise.

www.wto.org

AGRICULTURE ET ELEVAGE

L’économie du Mali est avant tout agricole. 80 % de la population active travaille dans ce secteur qui représentait 44 % du PIB en 1995 (16 % pour le secteur secondaire et 40 % pour le secteur tertiaire). Mais la production agricole est faible, souffrant à la fois d’un manque d’infrastructure en milieu rural, de rendements faibles trop liés aux variations climatiques. En dehors de la région de Sikasso, l’autosuffisance alimentaire n’est pas assurée.
La superficie des terres effectivement cultivées est estimée à 3 millions d’hectares soit 10 % des terres arables. Le potentiel des terres irriguées est estimé à environ 1 million d’hectares. Seul 130 000 ha sont actuellement complètement exploités.
L’agriculture est pratiquée par 630 000 petites exploitations familiales. La superficie moyenne est de 4,5 ha mais 40 % des exploitations ont une superficie inférieure à 3 Ha.

La tradition agropastorale du Mali fait que l’élevage occupe une place importante dans l’économie participant ainsi à 25 % du PIB du secteur primaire et  à 11 % du PIB national. L'importance de l'élevage au Mali se traduit, par la diversité de l'effectif de son cheptel qui est l'un des plus importants en Afrique subsaharienne. Ainsi, le bétail est le 3e produit d’exportation du Mali après l’or et le coton. Il a contribué en 2006 pour plus de 428 milliards de F Cfa au PIB.

 

L'Agriculture:

 Les céréales

Les céréales constituent la base de l’alimentation des maliens, notamment en milieu rural (220,13 Kg/an/habitant contre 154,51 Kg/an/habitant en ville).
Face à la pénurie alimentaire observée en 2005 suite à l’invasion acridienne et à la sécheresse, le Mali a connu une flambée des prix des denrées agricoles. Entre octobre 2004 et juin 2005, le kilogramme de mil, base de l'alimentation est passé de 105 à 161 francs Cfa, celui du maïs de 103 à 167 francs Cfa et celui du riz de 272 à 289 francs Cfa.
Pour maîtriser cette inflation des prix des denrées de bases, le gouvernement a décidé d’exonérer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) 600 000 tonnes de riz et 100 000 tonnes de maïs importés, ainsi que la distribution gratuite de 8 500 tonnes de céréales dans les zones menacées de famine du Sahel. Pour la campagne 2005/2006, grâce à une bonne pluviométrie lors de la saison des pluies, la production céréalière a été estimée à 3 136 592 tonnes, en hausse de 10,3 % par rapport à la campagne précédente. La culture du riz contribue à hauteur de 44 milliards de francs Cfa au PIB, soit 5 %.

La principale zone de production est celle de l’Office du Niger qui représente 40 % de la production totale malienne estimée entre 700 000 et 900 000 tonnes selon les années.
Lors de la campagne 2009/2010, la production céréalière a été estimée à 6.334.440 tonnes soit un taux de réalisation de 103% et un taux d’augmentation de 31,5% par rapport à la campagne précédente (2008/2009). Le riz a enregistré une production de 1.950.805 tonnes soit 30,79% de la production totale. Pour la campagne 2009/2010, les prévisions tablent sur une production céréalière de 7.417.469 tonnes soit une augmentation de 17% par rapport à la campagne précédente. La part du riz dans cette production est de 2.268.054 tonnes. L’excédent commercialisable attendu est de 2.835.584 tonnes.

L’Initiative riz conduite par le gouvernement est à sa troisième année d’exécution pour cette campagne agricole (2010/2011). Ce programme qui a débuté lors de la campagne 2008/2009 avait pour objectif de produire 1.618.323 tonnes de paddy. Ce qui représentait une hausse de production rizicole de 50% et correspondrait à un million de tonnes de riz marchand permettant de couvrir des besoins alimentaires évalués à 900.000 tonnes. L’excédent commercialisable attendu était de 100.000 tonnes de riz marchand.

Pour atteindre ses objectifs, le gouvernement a mis l’accent sur des actions comme la promotion de systèmes à haut potentiel de production, l’intensification de la production au niveau des superficies exploitables, l’équipement des producteurs en matériels agricoles (motoculteurs, batteuses, motopompes, décortiqueuses, mini-rizeries etc.), le renforcement de l’appui conseil par le recrutement d’agents de terrain et la mise en place de moyens logistiques adéquats, la disponibilité à temps et l’accessibilité aux engrais. Le gouvernement s’est engagé à subventionner l’achat des engrais à hauteur de 12.500 F Cfa le sac de 50 kg, des semences (notamment les semences de riz nerica) et des équipements. Le coût financier initial de cette opération était estimé à de 42,65 milliards F Cfa, dont 11,41 milliards pour l’Etat et 31,24 milliards pour les producteurs.

Au terme de cette première campagne, le pays a enregistré une production rizicole de 1.606.647 tonnes de paddy, soit 99,16% de l’objectif. Au final, l’Initiative riz a coûté 34,59 milliards F Cfa. La réussite de cette initiative a incité le gouvernement, à la demande surtout des producteurs, à reconduire l’opération  sur les deux campagnes suivantes. Les résultats ont été et s’annoncent encore meilleurs.

 Le coton

Le Mali s'est fixé pour objectif de produire 360.000 tonnes de coton graine au cours de la saison 2010-2011, contre 229.000 tonnes  en 2009-2010. Même si des difficultés existent telles que les intempéries, le pays entend reprendre sa place de leader en Afrique qu'elle avait occupée en 2002-2003 grâce à une production record de 620.000 Tonnes.

La filière coton, c'est un chiffre d’affaires de l’ordre de 200 milliards de F Cfa soit à peu près 25 % du budget national. Car la filière coton au Mali fait vivre au bas mot 4 millions de personnes. C'est aussi 15 milliards de F Cfa de recettes fiscales et douanières.
Le coton est, après l’or, la deuxième source d’exportation avec 187 milliards de francs Cfa en 2004.

Pour la campagne 2005/2006, la production de coton graine est estimé à 600 100 tonnes contre 585 000 pour la campagne précédente. Premier pays africain producteur de coton, le Mali est vulnérable aux fluctuations des cours de l’« or blanc » et est menacé par les subventions européennes mais surtout américaines accordées aux producteurs occidentaux qui rendent  le coton africain non compétitif.

Le Mali, avec d’autres pays comme le Burkina Faso ou le Tchad demandent la suppression de ces subventions. La production et la transformation du Coton sont organisées par la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT). Cette entreprise d’État créée en 1974 connaît des difficultés importantes dues aux fluctuations du cours du coton sur le marché mondiale mais aussi à une mauvaise gestion. Son déficit pour l’année 2004/2005 est évalué à 50 milliards de francs Cfa. Sa privatisation, exigée par le Fonds monétaire international, est prévue pour 2008. Pour la campagne 2009-2010, elle a atteint 228.400 tonnes de coton fibre au Mali.

L’industrie cotonnière du Mali vient de réussir son pari de restructurer son organisation, de recentrer son activité dans les zones les plus productives et de réduire ses coûts opérationnels de main d’œuvre et de gestion, au terme d’une série d’années difficiles, marquée par une déprime prolongée des cours mondiaux du coton.

La restructuration de la CMDT (Compagnie Malienne de Développement du Textile) en quatre filiales régionales, la mise en place d’une interprofession réunissant producteurs et transformateurs de coton pour une gestion optimisée de la filière, l’allégement du personnel au strict nécessaire, accompagnent une volonté de relance de la production nationale du coton sur des bases plus saines et plus durables, d’un minimum actuel de 200 000 t/an à 250 000 t/an de coton graine vers une cible à terme qui devrait dépasser le maximum historique des 600 000 t/an.

CADRE RÉGLEMENTAIRE

Au Mali, les deux sous-secteurs sont réglementés par certains textes dont :

- La Loi d’orientation Agricole, adoptée en 2006 constitue l’instrument directif et fédérateur pour l’ensemble des dispositions législatives ou règlementaires touchant aux domaines de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de la forêt. Elle donne une vision d’une agriculture où s’épanouiront harmonieusement exploitations familiales, commerciales et industrielles.

- La Charte pastorale du 27 février 2001 qui définit les principes fondamentaux régissant l’exercice des activités pastorales et organise la gestion de l’espace pastoral ;

- La loi nº 95-032 du 20 mars 1995 qui fixe les conditions de gestion de la pêche et de la pisciculture et trace le cadre général de l’exercice des activités de pêche au Mali. Elle constitue la norme fondamentale en matière d’exploitation des ressources halieutiques.

www.maliagriculture.org

L’élevage:

Au cœur de l’Afrique de l’Ouest, le Mali est le plus grand pays d’élevage de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et le deuxième de la Communauté des État d’Afrique de l’Ouest (CDEAO), après le Nigéria. L’élevage représente 10 % du PIB. Elle est la principale ressource de 30 % de la population.
75 % du bétail malien est constitué de troupeaux transhumants. L’élevage est l’activité principale des peuls et des touaregs.
Le bétail est le troisième produit exporté par le Mali, après l’or et le coton. Cependant, ce secteur a pâti de la crise ivoirienne. La Côte d’Ivoire était le premier importateur de bétail malien, devant le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée, le Ghana, le Burkina Faso et le Niger.

En 2005, le cheptel comptait 7,68 millions de bovins, 8,40 millions d’ovins, 12 millions de caprins et 31 millions de volailles. Ainsi en 2006, la production totale de viande au Mali était estimée à 109 229tonnes.
Le cheptel malien est estimé, au 31 décembre 2009, à 8, 89 millions de bovins, 11, 3 millions d'ovins, 15,73 millions de caprins, 904 000 de camelins, 478 000 équins, 862 000 arsins et 74 000 porcins.

Ce cheptel se caractérise également par une grande richesse génétique : il comporte 8 races bovines, 6 races ovines, 5 races caprines et 5 races équines qui représentent la quasi-totalité des races existant dans la sous-région. Ces races sont adaptées aux conditions climatiques difficiles et réparties sur le territoire en fonction de leurs caractéristiques et aptitudes.

DES RESSOURCES PASTORALES IMPORTANTES:

Ces ressources concernent les pâturages herbacés et arbustifs (principale source d’alimentation du cheptel) ; les sous produits tiges et céréales, fane de niébé et d’arachide, boules blanches de canne; les sous produits agro industriels, farine basse de riz, son de riz, mélasse, complément alimentaire pendant les périodes de soudure et dans les opérations d’embouche.

DES RESSOURCES HYDRAULIQUES IMMENSES:

Le Mali possède un réseau hydrographique dense de l’ordre de 4.500 kilomètres. Cette hydrographie est essentiellement constituée par les bassins de deux grands fleuves (Niger, Sénégal) avec leurs multiples affluents (rôle fondamental dans l’abreuvement du cheptel, dans la disponibilité de pâturage et dans la pêche). Il faut noter également la présence d’eaux souterraines.

OPPORTUNITÉS

Dans le secteur de l’élevage il existe d’innombrables opportunités parmi lesquelles :
• la création de centres de collecte et d’unités de transformation de lait ;
• la création d’unités de transformation de la viande rouge ;
• l’installation d’unités industrielles de production d’aliments concentrés pour les différentes productions animales notamment la viande ;
• la construction et l’exploitation d’abattoirs frigorifiques aux normes internationales pour l’exportation de viande.
• L’installation de fabrique d’aliments bétail à base de maïs, de soja, et de graines de coton ;
• l’installation de fabrique d’articles en cuir et peau .

 

PECHE ET PISCICULTURE

La pêche représente 90 milliards de francs Cfa, soit 4,2 % du Produit intérieur brut.
La production halieutique se situe autour de 100 000 tonnes par an dans les années de pluviométrie normale. La pêche est pratiquée par environ 71 000 pêcheurs (essentiellement des bozos) permettant de faire vivre de 256 400 personnes. La filière pêche dans son ensemble emploie environ 8 % de la population active.

La pêche, pratiquée de manière artisanale dans le delta intérieur du Niger et dans les lacs de Sélingué et de Manantali, est également une ressource de premier plan. La filière pêche (incluant le poisson séché et fumé exporté dans les pays voisins) représente environ 4 % du PIB (101 098 t) et emploie 8 % de la population active.

La baisse des niveaux de cours d’eau due au déficit de pluviométrie, entraînant une stagnation des captures halieutiques depuis 3 décennies, ainsi que l’augmentation de la population fait que la demande croissante en poissons, une des principales sources de protéines pour la population a du mal à être satisfaite. Le Mali attend développer la pisciculture qui est encore à l’état embryonnaire.

Il convient de rappeler que le Mali possède d’une des plus importantes pêcheries du Sahel ; et, à ce titre, il assure plus de 40% de la production de poissons d’eau douce (soit 130 000 tonnes/an) de la sous-région ouest-africaine.

OPPORTUNITÉS

Dans le secteur de la pêche, les opportunités existantes sont :

• l’implantation d’unités industrielles de production de filets adaptés à certaines espèces de poisson telles que : le bagrus “samu”, le gynarcus “poisson cheval” et l’héterobrancus “polio”
• la création d’entreprises modernes de production, de transformation, de transport, de conservation et de commercialisation du poisson .

 

  MATIERES PREMIERES ET ENERGIES

  L'or

La première société de production d’or de Kalena a été mise en service en 1984. L’exploitation de nouveaux gisements à Loulo, Faboula, Misséni, Morila et Yatela a permis à l’industrie aurifère de prendre son essor dans les années 1990.

Le Mali est devenu le troisième producteur d’or en Afrique (derrière l’Afrique du Sud et le Ghana) avec une production de 63 tonnes en 2002, production qui a doublé entre 2000 et 2002. En 2006, la production était de 61,3 tonnes. Entre 1997 et 2005, la production d’or a rapporté au Mali plus de 600 milliards de francs CFA. L’or est la première exportation avec 394,4 milliards de francs Cfa en 2006. L’or représente 15 % du PIB et 70 % des recettes d’exportation.

Selon le ministère malien de l’Énergie et de l’Eau, les réserves d’or estimées à 800 tonnes seraient épuisées en 2014. En 2007, il ne resterait que 374,3 tonnes. Le gouvernement cherche à diversifier la production minière, notamment en mettant en valeur des ressources en pierres précieuses et semi-précieuses dans différentes régions maliennes, notamment à Daikon dans le cercle de Bafoulabé, Bougouni, Falémé, cercle de Kéniéba et dans le massif de l’Adrar des Iforas.

De nouvelles mines d’or devraient être ouverte en 2009 : Kara koto (région de Kayes), Syama et Kodaira (région de Sikasso).

Le pétrole

Attendu au second semestre de 2009, puis ajourné au premier trimestre de 2010, le premier forage  au Mali et plus précisément sur le site pétrolier de Taoudenni (région de Tom-houctou) n'a pas eu lieu à ce jour pour deux facteurs :
-le coût exorbitant  32 millions de dollars US  proposé par l'Algérie pour les travaux de génie et la sécurisation du périmètre par l'armée malienne et le refus par la même Algérie de faire transiter par son territoire le matériel de forage
-car loué au Mexique, le même matériel de forage est donc condamné à passer par le port de Dakar, ce qui va occasionner un surcoût d'au moins 5 millions de dollars US.
Des recherches pour l’exploitation pétrolière sont toujours en cours.

L'énergie

La consommation énergétique provient en grande partie (81 %) du bois et du charbon de bois, largement devant les produits pétroliers (16 %) et l’électricité (3 %). Cette surconsommation des produits du bois (6 millions de tonnes en 2002) crée une pression trop forte sur les forêts et accélère la désertification.
Un projet de politique énergétique nationale a été approuvé par le Conseil des ministres le 29 mars 2006. Il doit notamment permettre :
•    de réduire la part des combustibles ligneux dans la consommation globale de 81 % actuellement à 70 % en 2010 et 60 % en 2015.
•    de sécuriser et accroître la couverture électrique du pays de 14 % en 2004 à 45 % en 2010 et 55 % en 2015.
•    d'accroître la part des énergies renouvelables dans la production nationale d'électricité de moins de 1 % en 2004 à 6 % en 2010 et 10 % en 2015.

Des initiatives intéressantes pour l'utilisation du biogaz  et de foyers améliorés  ont lieu afin de répondre aux besoins énergétiques des populations tout en préservant les ressources ligneuses.
Seulement 16,7 % de la population a accès à l’électricité, mais dans les zones rurales ce taux n’est que de 1 %. Pour favoriser l’électrification des zones rurales, le ministère de l’énergie et de l’eau a créé l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale (Amader). Selon l’OCDE, l’électricité malienne est fournie à 80 % par les centrales hydrauliques et à 20 % par les centrales thermiques.

D'importantes coupures d'électricité continuent d'avoir lieu dans les mois de mai à juin, quand les barrages n'ont pas recueilli assez d'eau. Plusieurs villes ainsi que la capitale sont privées de courant plusieurs heures par jour. Cela est particulièrement dommageable pour les industries et les services.

www.energie.gouv.ml

INDUSTRIE

Le recensement industriel réalisé en 2006 dénombre 406 entreprises industrielles dont 343 en activité. La plupart, 70 %, sont installée dans le district de Bamako. Les entreprises industrielles employaient 17593 personnes en 2006, contre 13127 personnes en 2002, soit une augmentation de 34 % en quatre ans. En 2005, ces entreprises ont réalisé un chiffre d’affaires de 897 milliards de francs Cfa.

Il s’agit essentiellement d’industrie de transformation de la production agricole : biscuiterie, pâtes alimentaires, confiseries, conserverie, brasserie, boulangerie, huilerie, sucrerie, laiterie, usine textile et de tabac. La plus grande partie de la population travaille dans le secteur informel.

TOURISME

Avec 80 milliards de francs CFA générés en 2005, le tourisme est devenu un secteur important de l’économie malienne, avec la création de 17 000 emplois dans cette filière. Le nombre d’hôtel est passé de 53 en 1990 à 242 en 2005. Le tourisme devrait connaître un nouvel essor dans les prochaines années. Le Mali à reçu 300 000 touristes en 2009 contre 112 654 enregistrés en 2004.

Le tourisme est concentré essentiellement dans trois régions : le pays dogon, Djenné - Mopti et Tombouctou. La volonté des autorités est de développer des nouvelles régions touristiques autour du pays mandingue, la boucle du Baoulé, et le Gourma. Mais le manque d’infrastructures hôtelières et l’état des routes restent des freins au développement du tourisme.

POLITIQUES ECONOMIQUES

Les politiques d’ajustement structurel imposées par le Fonds Monétaire International (FMI) depuis les années 1970 ont conduit les gouvernements à réduire les budgets sociaux consacrés aux dépenses d’éducation et de santé. La dévaluation du franc CFA en janvier 1994 a plongé un nombre important de familles dans des situations d’extrême précarité. Ces politiques, tout comme la démocratisation du pays, ont cependant rassuré les investisseurs étrangers.
Le Mali a opté pour une politique économique de libéralisation.

La dette

La dette, qui n’était que de 55 milliards de francs CFA en 1968 a atteint 1 700 milliards de francs CFA en 2001, ce qui représente quasiment son PIB annuel (99 %) et six fois le budget de l’État et 1766 milliards de francs CFA en 2003.
En 2005, le service de la dette s’élevait à 90,69 milliards de francs CFA. Selon une étude réalisée par la Coalition des alternatives africaines dettes et développement (CAD-Mali), il faudrait le sacrifice de 4 générations, soit 106 années, pour rembourser intégralement cette dette.

Le Mali a bénéficié en 2000 d’une réduction de 158 milliards du service de la dette au titre de la première phase de l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE). Cette réduction de dettes a été accordée suite à l’engagement de l’État malien de privatiser de larges secteurs de l’économie et de réduire les dépenses publiques.
En 2005, le G8 a pris la décision d’annuler la dette multilatérale du Mali s’élevant à 1 060 milliards de francs Cfa.

La privatisation et libéralisation de l’économie

Sur la pression d’organisations internationales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, le Mali a mis en place une politique d’ajustement structurel qui consiste à libéraliser l’économie (liberté des prix, fin du monopole pour l’importation et l’exportation, privatisations).

Pour le CAD-Mali, cette politique d’ajustement structurel n’a pas permis au pays de sortir de l’étau de la dette, puisque les privatisations entraînent un nombre élevé de licenciements.

La société Énergie du Mali (EDM) chargée de la production et la distribution d’électricité et d’eau potable avait été privatisée et rachetée pour 60 % par la société SAUR, filiale du groupe français Bouygues. Pourtant, en 2005, le gouvernement malien a décidé de racheter EDM contestant les choix de gestion du groupe Saur, basés sur une augmentation du prix de vente de l’électricité et de l’eau.

Au niveau des télécommunications, une licence globale a été accordée à un opérateur privé, Orange Mali, venant ainsi faire concurrence à la société publique Sotelma et sa filiale de téléphonie mobile Malitel. La privatisation de la Sotelma et de Malitel  a été effectuée en 2009.
Le Mali a également tiré partie des recettes exceptionnelles de la privatisation de la Société des télécommunications du Mali SOTELMA (180 milliards de francs Cfa) et des allocations de Droits de Tirages Spéciaux du FMI (50 milliards de F Cfa).

La régie des Chemins de fer du Mali qui exploitait la partie malienne de l’unique ligne de chemin de fer entre Bamako et Dakar, a été privatisée en 2003 et vendue à Transrail, un consortium canadien. Transrail a donné la priorité au fret au détriment du transport de voyageurs. Les deux tiers des gares ont été fermés (26 sur 36), ce qui a entraîné une perte de ressources pour les habitants des localités concernées. En effet, l’arrêt des trains dans ces localités permettait le commerce.

LE DESENCLAVEMENT DU MALI

 Le Mali souffre de son enclavement. Ne possédant aucune façade maritime, il est dépendant des ports des pays de la sous-région, Abidjan était le principal port utilisé jusqu’au déclenchement de la Guerre civile de Côte d'Ivoire. Depuis, les ports de Lomé au Togo et Nouakchott en Mauritanie, ainsi que Dakar au Sénégal ont pris la relève. Mais les infrastructures routières insuffisantes sont un frein et le gouvernement malien a décidé de faire du désenclavement une priorité : des travaux sont en cours ou prévus sur les liaisons routières entre Bamako et Dakar, Nouakchott et Conakry. Un pont sur le fleuve Niger a été construit à Gao.

LE COMMERCE  EXTERIEUR

 Les exportations maliennes ont totalisées en 2004 près de 513 milliards de francs Cfa, avec deux grands secteurs qui sont l’or (270 milliards de francs Cfa) et le coton (187 milliards de francs Cfa). Les exportations sont en recul par rapport à 2003 (577 milliards). Les importations s’élèvent à 716 milliards de francs Cfa. La balance commerciale accuse un déficit d’environ 203 milliards de francs

LES ACCORDS DE PARTENARIATS ECONOMIQUES

Les négociations pour des accords de partenariat économique (APE) entre les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et l'Union européenne (UE) sont en cours pour donner suite à l'Accord de Cotonou. Ils ont pour objectifs de libéraliser davantage les échanges commerciaux en instaurant, entre autres, la réciprocité dans les préférences commerciales.

Ces négociations sont menées par les sous-ensembles régionaux, notamment la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest pour l'Afrique de l'Ouest. La CEDEAO s'est impliqué dès le début des négociations et a produit plusieurs analyses sur l'impact de ces accords et s’est prononcé contre la signature ou pour une prolongation des négociations au-delà du délai limite du 31 décembre 2007.

Plusieurs organisations de la société civile ont protesté contre les impacts négatifs de ces accords s'ils sont signés en l'état. Les pressions de l'Union européenne sont très fortes; des États ont dénoncé des menaces de réduction d'aide au développement si ces accords "commerciaux" ne sont pas signés à la date prévue.

Le secteur de l'agriculture sera fortement touché ; une déstructuration de plusieurs filières agricoles est évoquée, avec son lot de conséquences socio-économiques pour les populations rurales. Cette appréhension repose sur l'expérience d'autres pays connaissant des accords de libre-échange depuis plusieurs années, tels que la Jamaïque.

Les industriels africains se mobilisent également contre la signature des APE dont la conclusion sur les bases proposées aurait pour conséquence "la disparition des industries africaines naissantes et fragiles"; ils n'ont pas confiance dans l'efficacité ainsi que dans l'effectivité des mises à niveau proposés dans les délais prescrits.

www.delmli.ec.europa.eu

L'INTEGRATION REGIONALE

Le Mali est membre de :
•    l’Union économique et monétaire ouest-africaine,
•    la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest,
•    la Communauté des États sahélo-sahariens,
•    l’Autorité de Liptako-Gourma.

L'AIDE ETRANGERE

Le Mali bénéficie de l’aide internationale, qu’elle soit fournie par des organisations internationales (FMI, Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement) ou par des Programmes Bilatéraux (Union européenne, Luxembourg, France, Allemagne, Pays-Bas, Canada, États-Unis).
Jusqu’en 1991, l’Union soviétique était un partenaire important du Mali. De plus en plus, les pays arabes comme l’Arabie saoudite ou la Libye ainsi que la Chine aident le Mali.

L’argent envoyé par les émigrés en Europe et particulièrement en France, originaires principalement de la région de Kayes, est une source de revenus essentielle, dépassant l’aide au développement octroyée par les « pays riches ».Le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine estime à 4 millions les Maliens vivant et travaillant à l’étranger, dont 3,5 millions en Afrique, 200 000 en Europe dont plus de la moitié en France.

www.diplomatie.gouv.ml

QUELQUES CHIFFRES INDICATEURS

 Le PIB nominal du Mali est estimé à 3 344 milliards de francs Cfa en 2007 contre 3 132 milliards de francs Cfa en 2006. Le ralentissement de la croissance s'est poursuivi en 2007 : le taux de croissance du PIB s'est établi à près de 4.2%, contre 5.3% en 2006 et 6.1% en 2005. Le PIB est principalement tiré par les secteurs primaire et tertiaire. En 2008 et 2009, la croissance s’est légèrement accélérée pour atteindre un taux moyen annuel de 4.8%

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INVESTIR AU MALI

 Pourquoi le choix du Mali ?

Le Mali est un pays politiquement stable qui offre aux investisseurs des infrastructures et un environnement des affaires sécurisant et en constante amélioration.

Avec ses innombrables potentialités, le Mali est un acteur de premier plan du continent noir. Malgré les baisses de flux d’investissements dues au contexte mondial actuel, le pays a enregistré plus de 195 milliards FCFA d’IDE en 2009 soit une augmentation de plus de 140% comparé à 2008 (80,5 milliards FCFA) et se classant ainsi 3ième après la Côte d’Ivoire et le Sénégal dans la Zone UEMOA. Ce résultat est sans doute le fruit des diverses politiques sectorielles mises en place par le gouvernement afin de soutenir le développement des investissements directs étrangers et nationaux dans le pays.

Des arguments de choix :

1.    Le Mali, un pays ouvert  sur  le  monde
2.    Guichet Unique pour la Création d’Entreprises ouvert  24h/24
3.    L’Authenticité culturelle du Mali !
4.    Un environnement  économique porteur de croissance
5.    Un Environnement des Affaires en amélioration continue
6.    Un cadre juridique et réglementaire très compétitif
7.    Le privé au service du privé
8.    Une large gamme d’opportunités d’investissement


Le Guichet Unique pour la Création d’Entreprises

Le Guichet Unique pour la Création d’Entreprises est composé de deux (2) services :

Le Front Office : qui est chargé de l’accueil, de l’information et de l’orientation des investisseurs dans leur démarche de création d’entreprises et de prises de rendez-vous avec les études de notaires et les autres administrations.

Le Back Office : qui regroupe tous les services de l’État intervenant dans la chaîne de création d’entreprises :
Le représentant des Impôts : Pour l’enregistrement des statuts,

Le représentant du Tribunal de Commerce : Pour l’obtention du certificat d’immatriculation au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM) comme exigé par les textes de l’OHADA,

Le représentant du NINA (Numéro d’Identification National) : Pour les formalités déclaratives « post-création ».

La procédure de création d’une entreprise

La procédure de création d’une entreprise au Mali se limite aux simples formalités à accomplir au sein du Guichet Unique de l’API-Mali conformément au décret gouvernemental.Elle se définit comme suit : le futur promoteur ou son mandataire se présente à l’accueil du Guichet Unique pour la Création d’Entreprises avec les pièces à fournir selon le type d’entreprises qu’il désire créer et s’en suit le mode opératoire ci-dessous :

Le Guichet Unique pour la Création d’Entreprises assure le rôle de bureau d’informations où les acteurs du monde des affaires peuvent trouver tous les renseignements relatifs à la création d’entreprises.

Depuis l’ouverture du Guichet, des délais plus courts ont été instaurés dans le processus de traitement des dossiers afin d’améliorer l’environnement des affaires au Mali. Le délai, au sein du Guichet Unique pour la Création d’Entreprises, est de soixante-douze heures (72h) pour la création d’une entreprise.

Ceci étant même avec l’existence du Guichet unique pour la création d’entreprise , il convient de rappeler que l’informel a une place au Mali

Protections et garanties

Les investisseurs étrangers bénéficient des mêmes privilèges que les investisseurs nationaux.
Le droit au transfert des capitaux et de leurs revenus est garanti aux personnes physiques ou morales qui effectuent au Mali un investissement financé par un apport en devises. En d'autres termes, les personnes étrangères qui procèdent à des investissements ou qui occupent un emploi dans une entreprise malienne ont le droit, sous réserve du respect de la règlementation en matière de change, de transférer, dans la devise cédée au moment de la constitution desdits investissements, les dividendes, produits de toute nature des capitaux investis, les produits de la liquidation ou de la réalisation de leurs avoirs et les salaires.

Les litiges pouvant survenir entre les investisseurs étrangers et l'État sont réglés d'abord par la procédure à l'amiable ou dans le cadre des accords bilatéraux de protection des investissements étrangers. En cas d'échec, les parties auront recours à la procédure d'arbitrage qui est celle prévue par la Convention du 18 mars 1965 créant le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements entre États et ressortissants d'autres États (CIRDI), établie sous l'égide de la Banque Mondiale et ratifiée par le Mali le 3 janvier 1978.

L'agrément au Code des Investissements vaut également agrément de l'investissement pour l'octroi de toute garantie au sens de l'article 15 du Traité instituant l'Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (AMGI) signé par le Mali en octobre 1990.

Bénéficier des avantages du code des investissements

Trois régimes d'agrément sont prévus dans l'actuel Code des Investissements, à savoir :
•    Le régime A, appelé régime des petites et moyennes entreprises. Il concerne les investissements d'un montant inférieur à 150 Millions de Francs CFA.
•    Le régime B, appelé régime des grandes entreprises pour les investissements supérieurs ou égaux à 150 Millions de Francs CFA.
•    Le régime dit des zones franches, pour les entreprises nouvelles tournées principalement vers l'exportation qui peuvent écouler jusqu'à 20% de leur production sur le marché national.

Les entreprises qui sont agréées au Code des Investissements bénéficient des avantages douaniers et fiscaux ci-dessus:
a) en cas de création d'activité nouvelle:
•    exonération, pendant la durée de la réalisation des investissements fixée à trois (3) ans, des droits et taxes à l'importation sur: les matériels, machines, outillages, pièces de rechange et matériaux de construction nécessaires à la réalisation du programme agréé; cette durée est la même pour les régimes A et B
•    exonération, de l'impôt sur les sociétés et de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux et ainsi que la contribution des patentes; la durée de cette exonération est de huit (8) ans pour le régime B et cinq (5) ans pour le régime A.

b) En cas de développement d'activité existante:  une exonération, pendant un (1) an, des droits et taxes à l'importation sur: les matériels, machines, outillages, pièces de rechange et matériaux de construction nécessaires à la réalisation du programme agréé; cette durée est la même pour les régimes A et B.

c) La reprise pour réhabilitation d'entreprise publique par de nouveaux promoteurs dans le cadre du programme de privatisation des entreprises publiques bénéficie, suivant le montant de l'investissement, des avantages des « Régimes A et B ».

d) Les entreprises agréées au régime dit des zones franches bénéficient, pendant une durée de trente (30) ans, de l'exonération totale de tous droits et taxes liés à l'exercice de leurs activités. Toutefois, ces entreprises sont autorisées à vendre 20% de leur production sur le marché local en s'acquittant des droits et taxes normalement dus.
Les avantages spécifiques

a) Les entreprises valorisant les matières premières locales (entreprises utilisant 60% au moins des matières premières et consommables d’origine locale) bénéficient, en plus des avantages prévus aux Régimes A et B, de l'exonération pendant quatre (4) exercices supplémentaires, de l'impôt sur les sociétés et de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux et ainsi que la contribution des patentes. La durée supplémentaire sera de six (6) ans pour les entreprises installées dans les zones géographiques en dehors de Bamako.

b) Les entreprises développant l'innovation technologique bénéficient d'une déduction de 5% du montant de la contribution forfaitaire à la charge des employeurs normalement due au titre des salaires versés aux employés de nationalité malienne.

 www.apimali.gov.ml

www.douanes.gov.ml

www.ccimmali.org

www.mcinet.gov.ma

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