culture
Fêtes

Religieusement parlant, la majorité de la population malienne est de culte islamique. Environ 10% des Maliens sont chrétiens ou animistes.

Les fêtes officielles
Jour de l’An : 1er janvier
Fête de l’Armée : 20 Janvier
Journée des Martyrs : 26 Mars
Lundi des Pâques : 24 Avril
Fête du Travail : 1er Mai
Fête de l’Afrique : 25 Mai
Fête Nationale de la République du Mali : 22 Septembre
Fête de Noël : 25 Décembre

Les fêtes musulmanes
Aid el-Fitr : célébrée un mois après le début du Ramadan, soit pendant la période des fêtes de fin d’année.
Aid el-Kebir : (fête de Tabaski) jour férié et plus importante fête religieuse dans l’Islam, elle commémore la soumission d’Ibrahim (Abraham) à Dieu. La date de cette célébration varie entre fin novembre et début décembre. Considérée comme la fête la plus populaire du pays, la Tabaski est l’occasion d’assister à la commémoration religieuse de cette célébration, notamment avec le nombre impressionnant de moutons sacrifiés pour l’occasion, mais aussi, et surtout, les boubous (vêtements traditionnels), que les hommes, femmes et enfants musulmans portent durant cette période pour se rendre à la mosquée, suivi d’une visite chez les parents et amis, afin d’échanger avec eux les formules de bénédiction pour les années à venir.
Mawlid : (fête du Maouloud) commémore la naissance du prophète Mahomet.

 

Coutumes

Parmi les coutumes et habitudes culturelles locales, les petites réunions amicales appelées « grins » et les associations d’un genre très particulier dites « tontines » demeurent les activités sociales les plus prisées par la jeunesse et la gente féminine de la capitale.

Les « grins »
Ils ont entre 20 et 35 ans et peuvent passer des heures à parler, boire du thé et écouter de la musique, en groupes, devant la porte d’entrée de leur domicile ou dans un coin d’ombre d’une ruelle. Dans tous les quartiers de la capitale, chaque rue a au moins deux « grins », ces espaces de rencontres improvisés entre amis, ces lieux de détente entre camarades et voisins.
La prolifération des grins aurait commencé sous la première république (1960-1968) où la milice populaire, dans sa lutte contre la dépravation des mœurs, avait muselé la jeunesse qui s’était alors repliée sur elle-même dans des domiciles privés appelés souvent club, ghetto, casa, bled, ou QG. Et plus tard dans les grins.
Véritable arbre à palabre moderne, le grin est un lieu d’expression des loisirs : on y joue au jeu de société, à la pétanque, aux cartes, et surtout, on y bavarde, débattant avec ses amis de tous les sujets qui touchent la société et le monde. Le grin joue de multiples fonctions dans la vie des Maliens, et des Bamakois en particulier, car il représente le seul endroit où se manifeste une sociabilité qui ne pèse pas sur l’individu et où la solidarité et l’entraide revêtent des formes concrètes.

Les tontines
Dérivée du nom de son inventeur, « Tonti », la tontine est une opération de cotisation, le plus souvent entre femmes. Plusieurs personnes constituent un fonds commun afin de jouir d’une rente viagère, ou de se partager, à échéance, le capital accumulé. En Afrique, la tontine prend une autre envergure : elle constitue une association de personnes versant régulièrement de l’argent dans une caisse commune dont le montant est remis à tour de rôle à chaque membre. Plus de 90 % des Bamakoises sont membres d’une tontine. Ce lieu de socialisation leur permet également de discuter des problèmes survenant dans leur vie au quotidien et de faire des projets. Ces réunions s’effectuent à tour de rôle chez chacune des membres du groupe, et ce, tout au long de l’année. Les sorties sont rares pour beaucoup de Maliennes ; les tontines sont donc aussi une occasion de se libérer du quotidien de femme au foyer et de faire un peu la « fête ».

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