Révision constitutionnelle : IBK va rencontrer le camp du « Non » la semaine prochaine

Révision constitutionnelle : IBK va rencontrer le camp du « Non » la semaine prochaine

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, prévoit une rencontre avec la « Plateforme an tè à banna » en début de semaine. Les échanges porteront sur le projet de révision constitutionnelle. L’information a été donnée hier au Camp du Non par le ministre secrétaire général de la présidence, Soumeylou Boubèye Maiga.

Quelques heures après la publication de la lettre ouverte de la « Plateforme, an tè à banna : touche pas à ma constitution », exigeant le président de la République de retirer son projet de révision constitutionnelle du 25 février 1992, le ministre secrétaire général de la présidence, Soumeylou Boubeye Maiga a informé la plateforme de la volonté d’IBK d’échanger avec elle. L’information a été donné hier par le 1er vice-président de la « Plateforme, an tè à banna : touche pas à ma constitution », l’honorable Amadou Thiam. Selon le numéro 2 de la plateforme, le ministre secrétaire général de la présidence a fait savoir que la démarche présidentielle s’inscrit dans le cadre des consultations initiées par IBK pour recueillir les points de vu de toutes les sensibilités sur la révision constitutionnelle.

« Nous avons reçu l’appel de Soumeylou Boubeye Maiga 2 heures après notre ultimatum. Nous avons adopté cette démarche parce que le jeu démocratique le permet. Depuis la création de la Plateforme, an tè à banna : touche pas à ma constitution le 11 juin dernier, elle s’est servie que de principes démocratiques. C’est pourquoi, de marches et sit-in ont été organisés partout au Mali pour faire revenir le président à la raison. Mais il fait fi à l’appel du peuple. Les mobilisations étaient un signal pour IBK de se ressaisir et de se mettre à l’écoute de cette population qui se trouve abandonné… »

« L’ultimatum de la Plateforme, an tè à banna : touche pas à ma constitution est aussi prévu par la constitution de 25 février 1992 dans son article 121. La désobéissance civique est un droit auquel le peuple malien peut user. Après la rencontre avec le président s’il ne s’engage pas à retirer son projet le peuple s’assumera », a-t-il annoncé.

 

Bréhima Sogoba

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